Jean Somers

Jean Somers est franc-maçon depuis 1963. Il a appartenu pendant sept ans à la direction d’une Loge bruxelloise, dont trois comme président, et pendant six ans à la Commission administrative du Grand Orient de Belgique. Il est membre, au sein de cette Obédience, de la Loge « Action et solidarité n° 3 » à Bruxelles. A l’origine, criminologue issu de l’Université Libre de Bruxelles, il est à présent directeur honoraire à la Commission européenne. Il est membre de la Lessing Society.

Suivant l’exemple célèbre de Gotthold Ephraim Lessing, et dans le sillage des philosophes Leo Apostel et Ronald Commers, réformateurs de la franc-maçonnerie, qui ont allumé le feu auquel jeter le bois mort, Jean Somers appelle à une rénovation qui rendra à la franc-maçonnerie son statut d’institution morale et en fera à nouveau un instrument social utile au bien public.

Ouvrages de Jean Somers

Conseil de lecture par Jean Somers

La franc-maçonnerie n’est ni un monolithe ni un puzzle. Elle est cependant multiforme, pluraliste, divisée et même contradictoire ou paradoxale. Elle n’a pas été créée officiellement un jour en un lieu précis par des fondateurs conscients d’ériger une institution
qui allait se répandre largement dans le monde, mais on en découvre l’existence en plusieurs endroits au XVII e siècle. Elle n’est plus identique aujourd’hui à ce qu’elle était à l’origine et elle a connu bien des changements tout en se réclamant de la tradition. Elle est à
la fois hiérarchisée et égalitaire. Qu’est-elle vraiment ? Elle est complexe.

Lambros Couloubaritsis a entrepris avec succès de démêler l’écheveau des causes et des effets, des courants, des tendances, des influences personnelles, du poids des événements historiques et du jeu de circonstances favorables et adverses. Après être intervenu avec la
rigueur de l’historien dans les débats au sujet de l’origine de la franc-maçonnerie, il analyse et clarifie tout ce qui s’est passé autour de la franc-maçonnerie dans plusieurs pays pendant quatre siècles. Enfin, c’est en philosophe qu’il examine la question sensible du symbolisme maçonnique dont il met en évidence la pédagogie.

Livrer au lecteur cet exceptionnel brassage de connaissances a exigé un ouvrage de 580 pages, qui n’a pas son pareil dans la littérature maçonnique de langue française. Il sera indispensable à tout lecteur, franc-maçon ou non, qui voudra vraiment voir clair dans l’incroyable complexité de la franc-maçonnerie.
Jean Somers